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Que celles n’ayant eu AUCUN symptômes durant leurs DPO se manifestent !

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Je flippe.

J’ai les boules.

J’angoisse.

J’ai les chocottes.

Pourquoi l’issue de cette tentative serait différente alors que RIEN n’est différent par rapport aux transferts précédents ?!

Alors plutôt que d’aller sur Crétissimo ou de pianoter « dpo sans symptômes » sur Gogole, je préfère remettre  mon état psychique entre vos mains…

Aujourd’hui je suis 8 jours après mon TEC, soit à 13 dpo. Et comme mon titre l’indique je n’ai AUCUN symptôme. Aucun signe annonciateur. Aucun présentiment, comme certaines ont parfois. C’est juste une phase lutéale banale avec seins sensibles depuis que je prends la progestéfouf (donc avant le tec). Aucune fatigue. Je dirai même que je pète le feu.

J’ai pas envie de connaître le résultat. J’ai trop peur. Je ne sais même pas pourquoi j’écris cet article alors que ma raison SAIT que les symptômes ça veut rien dire, etc, etc, etc. Mais mon cœur s’emballe et me fait paniquer.

Pourtant – hein – hein – hein – dites, c’est possible d’avoir un +++ sans aucun symptômes ?!

La routine

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Depuis lundi, jour de la St Parfait, je couve mes deux moches, derniers pingouins de cette FIV que j’espère Unique. On en est donc au troisième transfert et à 4 embryons transférés en tout.

Rien de bien différent par rapport à d’habitude. Ca commence à être la routine. Comme je suis dans un petit centre, j’ai toujours affaire au même biologiste, Dr Spoutnik. Et c’est toujours mon gynéco, Dr Paul Nord, qui me fait mes transferts. On commence à bien se connaître tous les 3. Ni moi, ni Flonflon n’avons jamais montré nos cartes d’identité lors de ces rendez-vous, que ce soit jour de ponction ou de transfert. Jamais nous n’avons eu à faire d’étiquettes, sauf le jour de la ponction car il y avait hospitalisation. On remplit juste un petit papier pour autoriser le transfert et, « roule ma poule ».

Comme d’hab, l’ambiance est détendue. Spoutnik papote course à pied avec nous en attendant que Paul Nord prépare la salle de transfert. Paulo nous emmène et papote durant toute la durée du transfert.

Comme d’hab, Fonflon ne voit jamais rien quand on me dépose les embryons (y regarde pas au bon endroit aussi ! Va falloir qu’il passe sa VAE gynéco parce que bon !). Paulo rigole car en enlevant le nouveau cathéter qu’il teste, il garde la forme de l’utérus et le mien a une forme de « S ». Il me dit de baisser la dose de Provames en passant de 4 par jour à 3 car mon taux d’oestradiol était un peu élevé (alors qui-qui qu’avait raison ?!) mais rien de préjudiciable pour une nidation. Ouf.

Comme d’hab, il me couvre tel un emballage fraîcheur le temps de la demi-heure de repos.

Comme d’hab, il vient nous dire au-revoir, mais – attention pas comme d’hab – il se met à croiser les doigts des deux mains et à sautiller en appelant ça la « danse du transfert ». J’ai trop pensé à la blogo !!

A 6DPO – J Transfert +1 : ventre qui tiraille suite, je pense, au transfert qui a été un peu gênant.

A 7DPO – J Transfert +2 (aujourd’hui donc) : j’ai une forme olympique. Si je ne savais pas que j’avais mes deux moches, j’irai faire un footing sous ce beau soleil.

Bref. La routine quoi.

 

Une belle journée

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Hier c’était une belle journée…

Il faisait beau. Un soleil radieux.

J’ai fait un footing sous ce beau soleil avec mon Flonflon d’amour. Une façon bien à nous de fêter nos 12 ans de couple (coucou Choco !).

L’après-midi je suis allée à mon rendez-vous de contrôle chez Dr Paul Nord pour cette quatrième tentative de transfert : endomètre à 8,4 mm à J14. Enfin ! Après 4 mois de galère pour me transférer cette dernière paillette, enfin, je vois le bout du tunnel. Vive le Provames par la chatte !

Paul Nord me demande d’aller doser l’oestradiol au labo. C’est une nouveauté. Il revient d’un congrès avec des médecins espagnols pro de la FIV et selon eux, même sous cycle substitué, un taux trop élevé d’oestradiol peut faire échouer l’implantation. S’il ne me rappelle pas de la journée c’est que le transfert est bien maintenu.

Direction le labo le sourire aux lèvres où je remets gentiment l’infirmière à sa place quand elle me dit : « Vous êtes jeune. Même si ça ne marche pas là vous avez encore le temps ! ». Lui dire que j’ai beau être jeune, une fois mes 4 FIV faites, que j’ai 30 ou 40 ans ne changera pas l’issue de cette histoire. M’enfin, passons…

Toujours sous ce beau soleil, retrouver deux belles amies avec qui je passe une douce fin d’après midi puis une belle soirée.

Pas d’appel de Paul Nord. L’étape est bel et bien franchie. C’est heureuse que je pars me coucher en m’enfilant mes 4 cachets par le même endroit que cité précédemment. Bienvenue à toi Progestéfouf !

Mais je ne serai tranquille que lundi soir quand la décongélation aura bien eu lieu et que mes deux moches seront bien au chaud. D’ici là, on ne s’emballe pas. Tout peut encore s’arrêter. Je suis tellement habituée aux imprévus…

Ce matin, toujours ce beau soleil. Je me connecte pour checker les résultats. Taux d’oestradiol à 2136 pg/mL. Lorsque j’au fait mon début d’hyperstimulation lors de la FIV de septembre j’étais à 2769 et le transfert était initialement annulé avec un taux aussi si élevé. Alors certes, Dr Paul Nord ne m’a pas appelée mais ce taux élevé ne me rassure guère. Je me force à me dire qu’il sait ce qu’il fait et que je dois me laisser porter. Mais c’est difficile. Je ne suis pas sereine. Je n’ai jamais été aussi proche de cet ultime transfert. Je ne veux pas le gâcher.

Alors, je me détends. Je profite du dernier jour de ma décennie. Je regarde les photos de ce merveilleux weekend surprise préparée par Flonflon.

C’était une belle journée.

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3ème transfert : acte 4 en cours

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Ca fait donc 7 mois que je traîne cette FIV sans arriver à la clôturer. Après 2 négatifs dans ma face lors des deux premiers transferts, je galère depuis janvier pour accéder à ce dernier :

Acte 1 : kyste sur ovaire

Acte 2 : cycle subsitué -> endomètre qui n’épaissit pas

Acte 3 : cycle stimulé -> endomètre qui augmente bien puis qui n’en fait qu’à sa tête et s’arrête brutalement d’épaissir pour bien me faire chier.

Acte 4 : en cours depuis jeudi dernier. J’ai donc commencé ce cycle substitué avec des doses de Provames plus élevées (4 par jour). Je teste une nouveauté depuis la fin de mes règles : le provames par voie vaginale ! Youhou ! Et ben, figurez vous que si petit que ça a l’air : ça rentre ! Comme quoi la taille… Je contrôle la semaine prochaine à J14. J’essaie de ne pas trop y penser et de pas me projeter pour ne pas encore être désillusionnée (ça se dit ?!).

En attendant,  je suis en va-can-ces pour 2 semaines ! Et je me suis concoctée un programme bien chargé.

  • Une petite course à pied pour me mettre en jambe.
  • Babysitting de mon neveu de 16 mois pendant 3 jours. Ca me permet d’organiser des « après-midis parc » avec mes copines mamans et/ou enceintes et de partager des moments sympas avec elles sans me sentir exclue. Car c’est officiel, je suis la dernière de mon groupe d’amies à être nullipare.  Je suis très contente pour elles (c’était pas une surprise). Mais dans 24h, fini les sorties à la ludothèque & Co. Je retrouverai le chemin de mes amies ayant des grands enfants et avec qui je partage des bières le weekend !
  • Weekend surprise organisé par Flonflon pour mes 30 ans (putaiiiiiin ! – Pour les 30 ans hein, pas pour le WE).
  • Soirées avec mes copines (pas celles du point 2, du coup).
  • Weekend avec ma famille pour fêter mon changement de dizaine : couscous party ! (c’est pour toi Choco !)

Voilà. Je fais tout pour m’entourer de positif et de bonnes ondes pour passer ce cap des 30 ans et essayer de prendre ce TEC avec du recul. J’ai une belle vie, la chance de pouvoir me laisser aller pour un WE surprise avec l’amour de ma vie, la chance de fêter mes 30 ans au champagne, la chance d’aller faire de l’accrobranche avec mes frangins et de faire les « foufous » comme quand je n’avais pas 30 ans (bouuuuh). Ça ne comble pas tout ce vide  en moi qui grandit chaque jour un peu plus depuis 4 ans. Mais ça me fait relativiser et met des petites étoiles dans mon coeur.

Jamais 2 sans 3

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Verdict : échec de stim.

Rien n’a bougé malgré l’augmentation des doses de Menopur.

Je suis juste dépitée.

Marche à suivre : une capsule de progestan par voie orale (0_0)  tous les soirs pendant 10 jours pour éviter la formation d’un kyste. Puis aux prochaines règles, on retente un cycle substitué, mais cette fois avec des doses de Provames supérieures et par voie vaginale  0_0

Je pense que j’aurais testé tous les protocoles possibles et imaginables pour ce TEC…

Ras le bol.

J’aurais jamais dû parler si vite…

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Ce soir, deux jours après le premier contrôle « parfait », j’avais RDV pour suivre l’évolution de l’endomètre après 2 jours d’orgalutran, et savoir quand déclencher. Quelle ne fut pas ma surprise quand à l’écho j’ai vu un endomètre et des follicules n’ont pas bougé d’un poil. Endomètre toujours à 6mm et follicules à 13mm. 0_0

A croire que dès que je m’emballe, DNLP me fait comprendre que c’est elle qui décide et pas quelqu’un d’autre !

Selon le médecin ce sont les injections d’orgalutran qui auraient tout bloqué. J’augmente donc les doses de Menopur en passant de 112,5 ui à 150 ui.

Prochain contrôle avec prise de sang lundi matin, 7h30. Youpi.

Ce n’est pas encore gagné mais ce n’est pas encore perdu non plus. Croisez pour moi car moi je n’ai plus la force de me battre contre mes ovaires moisis qui n’en font qu’à leur tête.

J’aurais jamais dû m’emballer. J’aurais jamais dû calculer la date de déclenchement et la date de transfert et la date de prise de sang  et la date d’accouchement. J’aurais dû retenir de mes 3 ans et demi de PMA qu’il ne faut jamais, au grand jamais, se projeter trop loin. DNLP veille au grain.

Bref, je sais que c’est humain, mais « j’aurais dû »…

Sur ce, je vais laisser mon cerveau au vestiaire ce weekend afin de profiter de ces deux jours de thalasso entre filles qui se profilent. Au programme, massages, sauna, hammam, bubulles et restos.

Va te faire foutre DNLP, tu ne vas pas me mettre à terre comme ça, je sais me battre et je suis coriace ! (mais putain j’ai peur quand même !)

 

Third is lucky

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Vive les dictons anglais !

Hier, c’est armée de ma bite et mon couteau du bracelet reçu lors de l’envolée de cartes de vœux par une copinaute qui se reconnaîtra et que je remercie chaudement, que je me suis rendue au contrôle écho. Faut croire qu’il m’a porté chance !

20160317_175008[1] A l’aube, je vais faire ma balade en voiture d’une heure et demie  pour faire ma prise de sang. Le midi les résultats tombent : taux d’oestradiol à 160. Ca me parait bien bas, mais ma dernière stim était une FIV (avec hyperstim) alors c’est un peu normal que le taux soit moins élevé !

L’après midi, je me rends au cabinet. Je dis direct à Paul Nord que cette fois je n’ai pas fait de rêve et que j’espère que c’est positif ! On file en salle d’écho et, ô bonheur, une magnifique muqueuse d’un peu plus de 6 mm fait son apparition à l’écran ! (6 mm !!!!!) Après 6 jours de stimulation c’est plutôt parfait ! On voit également 2 follicules de 13 mm environ sur un même ovaire. Au vu des résultats de la prise de sang, un seul doit sécréter (taux d’oestradiol à 200 = 1 follicule mûr). Donc un des deux follicules est bientôt prêt et mon endomètre a enfin cessé ses mauvais tours. C’est un ouf de soulagement qui s’empare de moi !

De retour dans son bureau, Paul Nord me dit qu’il est très satisfait de ce contrôle. J’introduis l’orgalutran et recontrôle demain. Je lui demande si le transfert est assuré, s’il peut se passer un imprévu ou autre ? Il me répond que le transfert aura bien lieu. Selon le contrôle de demain il sera programmé vendredi 25 ou samedi 26.

Je vous annonce donc officiellement qu’après 2 tentatives de transfert infructueuses, j’obtiens enfin le graal pour ce troisième essai ! Etant donné qu’en plus, c’est mon troisième et dernier transfert sur cette FIV, espérons que le dicton dise vrai pour cela également !

Pour finir, Paul Nord a souhaité me raconter une histoire qui vient de se produire et qui lui arrive pour la première fois de sa loooongue carrière (ne vous inquiétez pas, ça ne parle pas de cousine de la coiffeuse ou que sais-je !).

Une patiente. 8 ans d’infertilité inexpliquée. Plein de transferts. Aucune accroche alors que les embryons sont magnifiques. Les transferts sont à chaque fois compliqués : difficultés de faire épaissir la muqueuse (tiens ça me rappelle quelqu’un…), et autres déboires. Le médecin passe donc sur cycle stimulé pour espérer transférer une paillette de 2 embryons. Le cycle se passe bien. Il déclenche avec un follicule. Câlin du couple. Transfert des deux embryons. Résultat : les 3 se sont accrochés ! Le truc improbable après un parcours si chaotique.

Comme chaque grossesse a 15% de risque de fausse couche, ils ont attendu une fausse couche naturelle d’un des embryons. Mais non, les trois s’accrochent. Du coup, par traitement médicamenteux ils vont en enlever un (et imaginez le chamboulement psychologique après tant d’années à attendre une grossesse…)

Du coup, j’ai embrayé sur le pourquoi de cette réduction embryonnaire (en dehors des risques médicaux des grossesses multiples) et le pourquoi mon centre est si réticent à mettre 2 embryons. Et là il m’a sorti des pourcentages auxquels je n’aurais jamais pensé. Les statistiques montrent que 80% des couples se séparent après une naissance de triplés. Pour des jumeaux c’est moins élevé évidemment mais plus que pour un enfant seul. C’est vrai qu’après avoir traversé ce que nos couples ont traversé  pour avoir un enfant, on le croit assez solide pour traverser une grossesse multiple. Mais peut être que la réalité nous rattrape une fois dans le train. Je ne sais pas…Je vous rassure, il ne m’a pas raconté ça pour m’interdire les TP sur ce cycle stimulé, au contraire ! Car c’est programmé, ce weekend ça va poneyer !