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J’aurais jamais dû parler si vite…

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Ce soir, deux jours après le premier contrôle « parfait », j’avais RDV pour suivre l’évolution de l’endomètre après 2 jours d’orgalutran, et savoir quand déclencher. Quelle ne fut pas ma surprise quand à l’écho j’ai vu un endomètre et des follicules n’ont pas bougé d’un poil. Endomètre toujours à 6mm et follicules à 13mm. 0_0

A croire que dès que je m’emballe, DNLP me fait comprendre que c’est elle qui décide et pas quelqu’un d’autre !

Selon le médecin ce sont les injections d’orgalutran qui auraient tout bloqué. J’augmente donc les doses de Menopur en passant de 112,5 ui à 150 ui.

Prochain contrôle avec prise de sang lundi matin, 7h30. Youpi.

Ce n’est pas encore gagné mais ce n’est pas encore perdu non plus. Croisez pour moi car moi je n’ai plus la force de me battre contre mes ovaires moisis qui n’en font qu’à leur tête.

J’aurais jamais dû m’emballer. J’aurais jamais dû calculer la date de déclenchement et la date de transfert et la date de prise de sang  et la date d’accouchement. J’aurais dû retenir de mes 3 ans et demi de PMA qu’il ne faut jamais, au grand jamais, se projeter trop loin. DNLP veille au grain.

Bref, je sais que c’est humain, mais « j’aurais dû »…

Sur ce, je vais laisser mon cerveau au vestiaire ce weekend afin de profiter de ces deux jours de thalasso entre filles qui se profilent. Au programme, massages, sauna, hammam, bubulles et restos.

Va te faire foutre DNLP, tu ne vas pas me mettre à terre comme ça, je sais me battre et je suis coriace ! (mais putain j’ai peur quand même !)

 

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Game of Cyst

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Previously in Game of Cyst…

Janvier 2016. Bulle Targaryen (oui, je suis pas blonde mais bon, z’êtes pas censées le savoir…) commence joyeusement son avancée guerrière en vue de Transferos, lieu de son ultime transfert  qui, peut être, lui donnera accès au Trône de Dinde.

daenerys

Coucou, c’est moi !

 

Arrivée à mi chemin, elle rencontre son allié Paul Snow (ou Paul Nord en français) qui lui annonce qu’un ennemi leur déclare la guerre : Kyste Lannister. 6 cm de méchanceté qui s’attaque à l’ovaire gauche de Bulle Targaryen et signe ainsi brutalement la fin de l’avancée vers le Trône de Dinde.

S’en suit une guerre acharnée à coup de Surgestone pour éradiquer Kyste Lannister.

Cela aura-t-il été suffisant pour l’éliminer ?

Matin du 16 février 2016.

Bulle Targaryen a livrée une violente bataille contre Kyste Lannister durant près de 3 semaines. Aujourd’hui Bulle a rendez vous avec Paul Snow. Elle lui amène la dépouille de Kyste  Lannister afin qu’il lui certifie qu’il est bel et bien mort.

Après un examen approfondi du défunt, Paul Snow est formel : Kyste est définitivement mort ! Hourrra !

combat game

Paul Nord réduisant Kyste Lannister à néant.

 

Par contre, une donnée particulière turlupine notre cher Paul… Kyste a entraîné avec lui dans sa chute, un endomètre tout rikiki. En effet, Bulle n’a pas perdu une goutte de sang depuis la fin de la bataille par Surgestone. Il se peut même que Bulle n’en perde jamais vu l’épaisseur de l’endomètre…. Du coup, comment savoir quand commencer le traitement pour se rendre à Transferos ? Ni une, ni deux, pour en avoir le cœur net, Paul envoie Bulle faire une prise de sang pour doser oestradiol et progestérone (bah quoi, qu’est ce qu’il y a de choquant à se faire faire une prise de sang à l’époque médiévale ?). Les résultats seront déterminants pour la suite de l’épopée de Bulle Targaryen.

Devra-t-elle encore repousser son voyage vers Transferos ou bien pourra-t-elle enfin en prendre le chemin  ?

Soirée du 16 février 2016.

C’est confirmé, en route pour Transferos et essayer de conquérir le Trône de Dinde !!!!

dragon

Hiiiiaaaaaa ! A moi le Trône de Dinde ! (oula, j’emballe peut être un peu)

 

 

 To be continued…

C’est comment la vie après un drilling ?

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Mon drilling a eu lieu il y a 8 jours déjà. A part le gaz qui a été assez gênant les 4 premiers jours, j’ai la chance d’avoir eu très peu mal (bon j’ai bouffé des anti-inflammatoires et paracétamol pendant 4 jours, ça aide!). Au jour d’aujourd’hui, ça me tire toujours un peu au niveau de mes cicatrices, mais rien de handicapant. J’ai repris le travail hier et le fait de rester toute la journée debout, ça m’a pas mal lancé en fin de journée. Aujourd’hui, c’était mieux. J’ai fini la journée moins HS qu’hier où j’ai été de mauvais poil toute la soirée au grand désespoir de Flonflon qui beuglait humoristiquement « pourquoi tu m’déteeeeeeestes » ou des « t’es pas gentiiiiiiiille » ou mieux « tu m’aimes puuuuuuu ». Oui il aime bien se plaindre Flonflon…

Je n’ai pas repris le sport même si je n’ai pas de contre-indication du médecin qui m’avait dit « une semaine, après c’est bon ». Mais je ne le sens pas et mon chéri me l’a interdit de toute façon !! On préfère attendre que les cicatrices ne me lancent plus du tout, que mon nombril ait bien cicatrisé et que l’hématome que j’ai sur le ventre ait disparu. Je pense que dans une semaine ça devrait être bon. J’ai hâte car la course à pied me manque et mon club d’athlé également !

Sinon, 4 jours après l’opération des saignements sont survenus. 4 jours après, ils sont toujours présents. Au début c’était assez abondant, alors je me suis dit que c’était mes règles. Mais ça a rapidement viré en spotting léger. Du coup j’ai un doute… Comme j’ai ovulé il y a 14 jours, je devrais avoir mes « vraies » règles demain ou jeudi. Mais c’est possible que l’opération ait chamboulé un peu tout ça. Affaire à suivre…J’ai vu sur des forums très fiables doctimerde que c’était assez fréquent les saignements après un drilling. Y’en a une de vous à qui c’est arrivé ?

Ha et puis demain matin je commence à relever ma température. Je sens que ce rituel va vite me saoûler… Enfin…si c’est pour mieux connaître son corps…

Voilà ! Comme tu peux le constater, ça change pas la vie un drilling ! Et mes posts n’ont pas gagné en qualité ! (mais j’espère que mes ovocytes, eux, oui!)

Drilling, drilling !

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Non, non, je n’ai pas changé la sonnerie de mon portable ce weekend, j’ai juste eu le rendez-vous avec le chirurgien qui va me trouer les ovaires le mois prochain.

Petit récapitulatif pour ceux qui auraient du mal à suivre ma vie passionnante.

Après 2 ans de PMA infructueuse, Dr Paloquace  me dirige vers son confrère du bureau d’à côté, le Dr Paul Nord, spécialiste des FIV du bled.  Lors de mon rdv il y a 3 semaines, il me propose deux options : drilling ovarien ou FIV. Après quelques jours de réflexion, on choisit le drilling qui sera effectué par le Dr Zarbe qui est dans le bureau à côté de Paul Nord (j’espère que vous suivez hein).  Le Dr Zarbe c’est le conn*rd qui m’a diagnostiqué mes opk il y a 4 ans en concluant la consultation par « Nan, mais vous aurez besoin seulement d’un petit coup de pouce et ça ira tout seul. » 4 ans après, j’aimerais bien savoir de quel coup de pouce il parlait !

Donc on se pointe, Flonflon et moi, vendredi soir à 18h30 dans le cabinet déserté. Il fait nuit. Seul le Dr Zarbe consulte encore. De la salle d’attente, on entend la secrétaire qui glousse avec les patients pour des trucs même pas drôles. On se dit « drôle d’ambiance » ce soir…

Dr Zarbe nous reçoit et commence par un « alors qu’est-ce qui vous amène ? » (je précise que lorsque j’ai pris rdv, j’ai bien précisé que c’était pour une opération, que son confrère me redirigeait vers lui car c’est le seul du bled à pratiquer les drillings.) Et l’autre, il me demande pourquoi je viens ! Déjà, je suis vénère. Et ça fait seulement 30 secondes que je suis entrée dans son bureau. J’explique calmement pourquoi on est là. Il me répond « ha ouais, vous arrivez et vous demandez une opération comme ça ! » Bon je crois que le monsieur veut blaguer. Dommage, je ne suis pas disposée. Il se décide à regarder mon dossier sur son ordinateur. Il nous explique en 1 minute la coelioscopie et comment va se passer l’hospitalisation. C’est vraiment des explications très légères… Nous, qui avons étudié tous les articles de médecine sur internet depuis 2 semaines trouvons qu’il n’est pas très professionnel.

Je demande pour la prise en charge par la sécu. Il me regarde en souriant genre « mais quelle cruche celle-là », et me répond « ça fera 1000 euros en cash ». Donc, maintenant c’est sûr, Monsieur est blagueur… et il surenchérit « je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de vous embêter vous. » Alors je précise, que je suis d’une nature blagueuse, j’aime bien charrier et qu’on me charrie. Mais là on était vraiment dans une optique « on est sérieux, on veut comprendre, on veut être écoutés ». Et franchement, on a vraiment l’impression que le gars, il était fatigué de sa journée (d’ailleurs il nous l’a clairement dit, mais personne ne le force à prendre des consultations jusqu’à 19h un vendredi soir, hein !). Il a continué avec des blagues douteuses, par exemple quand on parlait de mes ovules tout pourris et du sperme parfait de mon homme « nan mais monsieur (en s’adressant à Flonflon), vous êtes certain de vouloir faire des enfants avec madame ? ». Je sais bien que c’était sur le ton de la blague, qu’il fallait le prendre au 10ème degré. Mais de la part d’un médecin, ça nous vraiment refroidit.

De plus, il ne m’a pas du tout ausculté. Il m’a juste demandé de remonter mon T-shirt pour, je cite, « voir mon ventre ». Quand j’ai parlé des éventuelles cicatrices qui resteraient, il m’a répondu que de toute façon ça ne sera pas pire que celle que j’ai pour l’appendicite. Okayyyyyyyy. Sympa le gars.

Hormis ça, l’opération se fera finalement en ambulatoire, mi janvier. Une semaine d’arrêt. Et rendez-vous post opératoire 1 mois après.

Et j’en viens au scoop : il faudra reprendre les stimulations le plus rapidement possible, donc au cycle suivant le  rdv post op’. Je vous rappelle que Paul Nord, nous avait dit que si on choisissait l’option drilling, on fera 3 mois de pause pour laisser la nature faire. Mais Dr Zarbe nous a expliqué que comme l’opération a une durée limitée dans le temps, il faut agir vite, car il se peut que 6 mois après l’opération il n’y ait plus de bénéfice. Du coup on repartirait sur une stim’ simple avec des doses beaucoup moins chargées que mes précédentes stim. Je lui ai demandé qui me suivrait. Il me répond toujours en mode blagouze : « bah soit le Paulo (= Dr Paul Nord je précise), soit le Marcel (= Dr Paloquace), soit le Gillou (lui-même) ».  Hum hum…

Moi intérieurement : « bah mon gars, ce qui est sûr c’est que ça ne sera pas toi ! »

On a fini par faire la paperasse avec la poule de secrétaire qui rigolait pour un rien. On se serait cru dans un film…vraiment !

On est sorti en ayant tous les deux mal au ventre. J’ai un bouton de fièvre qui est sorti direct après ça.

Mais sinon, non non, je ne suis pas stressée….

Bon, vous allez me dire « vas voir un autre médecin. » ou bien « vas dans une autre ville ». Mais sachez que « le Gillou », c’est le seul du bled à pratiquer ces chirurgies. Sinon il faudrait aller à la mégalopole d’à côté (qui est loin) mais les délais d’attente seraient très longs pour une opération franchement bénigne. Alors, je prends sur moi, je relativise en me disant qu’il est sûrement plus professionnel qu’il n’y parait. J’ai hâte d’y être pour ne plus à avoir à y penser. Le mois qui s’annonce va être long, très long…

 

Mes exutoires

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Ce matin, j’ai rempli le questionnaire SMR sur les pratiques alternatives que vous pouvez trouver ici. Ces pratiques qui peuvent nous aider dans ce combat difficile qu’est la PMA alors que les médecins sont peu à notre écoute et expédient leurs consultations. Je me suis alors rendu compte que pour la plupart des questions j’ai répondu « non », et que j’avais essayé peu de choses pour m’aider à mieux vivre la situation.

J’ai essayé l’étiopathie (même chose que l’ostéopathie). J’ai fait 4 ou 5 séances avec massages internes pour améliorer la circulation sanguine dans mes ovaires et assouplir les tissus.

Pour la petite histoire, alors qu’elle me massait (avec ses mimines à l’intérieur de mon intérieur, dois-je le préciser ?) on papotait de tout et de rien, quand on s’est aperçu qu’on faisait partie du même club de sport (où je venais juste de m’inscrire) et qui plus est, le même cours ! Je peux vous dire que lorsque je l’ai recroisée aux entraînements, je ne faisais pas la maligne au début.

En conclusion, je n’ai pas trouvé de bénéfice palpables à ces séances. Même si j’imagine que ça ne m’a pas fait de mal. Mais en soit, pas vu de différence avant/après.

J’ai envie de tester l’acupuncture, mais pas encore sauté le pas. Vu les témoignages sur vos blogs, ça a l’air plutôt positif. Étant d’une nature stressée, ça ne pourra que me détendre.

Et c’est tout…

Alors je me suis demandée : qu’est-ce qui m’aide dans ce parcours du combattant ? Grâce à quoi j’arrive à garder le sourire devant les gens alors que je viens d’apprendre un résultat négatif ? Qu’est-ce qui m’aide à m’évader et à penser à autre chose qu’à mon avenir incertain ? Qu’est-ce qui me fait tenir ?

  1. Mon travail

Je surkiffe mon boulot et s’il y a une chose qui me fait oublier la PMA c’est bien lorsque je suis en classe devant ma tripotée de mômes. Là, peu importe que tu sois mal, que tu sois triste, que tu aies des rendez-vous à prendre ou autre, tu te dois d’être au top de ta forme, tu ne peux pas te cacher derrière ton ordi pour pleurer ton résultat négatif. Et c’est tant mieux ! En classe, je ne pense à RIEN d’autre qu’à mon boulot. C’est comme si j’étais sur scène : il y a des spectateurs, les yeux rivés sur moi et aucune erreur n’est permise.

  1. La course à pied

J’ai toujours plus au moins fait du sport. Mais il y a un an et demi, j’ai senti que ce n’était plus assez, que l’heure de zumba hebdomadaire ne me convenait plus, que je supportais de moins en moins mon corps qui gonflait à cause des piqûres, que j’avais besoin d’extérioriser, de cracher ce trop plein de pensées qui hantaient mon cerveau, d’être concentrée sur un effort intense qui me ferait oublier mes problèmes. Ayant toujours couroter le weekend, je me suis laissée tenter par une séance dans un club d’athlétisme. Et là, la révélation ! Quel bien cela m’a fait !! Quand je cours, j’oublie tout. Je suis concentrée sur mon corps mais d’une toute autre manière que lorsque je dois penser aux piquouzes. Et là où je me sens bien, c’est lorsque le mental prend le pas sur le physique : tu as beau être au bout du rouleau physiquement, c’est ton cerveau que tu dois commander pour aller au bout de ton objectif, c’est de la rage (et dieu sait que j’en ai!) que tu dois trouver au fond de toi pour finir ta couse. Et là, je peux vous dire, la PMA n’est qu’un lointain souvenir.

Bon, je n’ai pas un grand niveau. Mais en 1 an et demi je me suis bien améliorée grâce à mes 3 entraînements hebdomadaires. Ces quelques heures de sport intensif sont des bouffées d’oxygène dans mon quotidien et m’aide à surmonter les épreuves. Après chaque résultat négatif, je pars courir pour évacuer. Par exemple, le lendemain du résultat de mon IAC2 je courais mon premier semi-marathon. Ce résultat négatif, m’a fait aller au bout de moi-même. Et lorsque je courais, je pestais contre DNLP. Et plus je courais et plus la rage s’évacuait et plus mon mental se fortifiait. Les courses que je programme sont des objectifs que je sais que je peux atteindre sans que DNLP vienne me foutre des bâtons dans les roues. C’est un domaine où je PEUX maîtriser mon corps et ne pas subir. Le petit plus de tout ça, c’est que ça a donné envie à Flonflon de faire de l’athlétisme avec moi (en plus du foot, du tennis, du……). Du coup, c’est génial, on partage cette passion ensemble, on se programme des courses un peu partout où on va. On a autre chose à partager que cette fichue PMA.

Voilà donc mes exutoires, mes antidotes anti-triturage-de-cerveau. Voilà ce qui me fait garder le sourire malgré les moments difficiles. Et vous ?

chaussures

J’veux un enfant

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Aujourd’hui, j’ai envie de partager cette chanson du groupe Brigitte et bon….que dire… Ca fait du bien d’entendre des paroles qui parlent de nous et de notre souffrance.

J’ai découvert cette chanson en lisant un article dans mon magazine féministe préf’ « Causette  » du mois dernier. Peut être y a-t-il déjà eu un post sur cet article spécial PMA, intitulé « PMA : les hommes se cachent pour pleurer », mais je m’en vais tout de même vous faire un compte-rendu. Bon, c’est un article assez vulgarisé quant aux protocoles mais les émotions ressenties lorsqu’on est en PMA y sont assez bien décrites. On peut  par exemple y lire que la PMA « c’est monter  dans un manège à sensations fortes. L’espoir est bringuebalé comme les montagnes russes. L’escalade commence à chaque nouvelle insémination, l’enthousiasme est au sommet tout le long de l’attente d’un résultat positif. Et quand il ne vient pas, c’est la dégringolade, la chute libre. »

Avec le nombre de mes stim’ simples et mes 3 IAC, pas besoin qu’on me paye un saut en parachute pour mon anniv’, j’en ai déjà fait plein de fois de la chute libre !

« Ce qui est compliqué c’est, à chaque échec, de se remettre en selle, de se remotiver pour repartir sur de nouveaux cycles ».

C’est exactement ce que j’ai ressenti au bout ma 3ème insé : de la lassitude. Et c’est la première fois en 2 ans et demi que je n’ai pas su me remotiver. J’vais la faire hein, c’te dernière IAC mais bon, pas facile quand on ne croit plus en ce protocole. C’est paradoxal, car d’un côté j’ai hâte d’avoir mon rdv FIV (à la fin du mois) et de nous donner plus de chances, mais d’un autre ça fait littéralement flipper de ce dire que c’est la dernière étape…

Il y est aussi évoqué cette antinomie qui nous fout cette putain de pression : « C’est une course contre le temps, car les chances augmentent avec les tentatives, mais s’amenuisent avec l’âge. C’est une lutte contre un autre décompte : celui du nombre d’inséminations (six) ou de FIV (quatre) […] »

Puis on peut y lire un paragraphe sur « l’après ». Que fait-on quand le décompte arrive à la fin ? Quelles sont les solutions quand la case finale est cochée ? Apparemment 30% des couples abandonnent le projet d’avoir un enfant. D’autres partent en Espagne « où les taux de réussite affichés (autour de 40%) sont supérieurs aux taux moyen français et où la prise en compte de la dimension humaine tranche avec les centres de PMA de l’hexagone. En effet, en France, alors qu’il s’agit d’un problème intime, les médecins n’y mettent souvent pas plus d’humanité que pour une opération de l’appendicite. »

Haaaaaa ! Je ne suis pas folle alors !! C’est bien qu’une majorité de PMettes ressentent la même chose que moi. J’ai mis du temps à accepter la distance que mettent les médecins, le fait qu’ils nous prennent pour un vulgaire numéro. Maintenant c’est bon, je n’en fais plus de cas. Et limite quand je perçois une marque d’humanité de la part de mon médecin, je le remercie de s’intéresser à moi ! C’est un comble !! Car oui, la PMA c’est douloureux, « une douleur commune au sein du couple, nourrie par un sentiment d’injustice et de culpabilité ». Bon, ici, c’est plutôt moi qui l’exprime la douleur. Pour Flonflon c’est assez intériorisé. Mais je pense que c’est assez récurrent dans les couples. Comme dit dans la chanson, « j’ai envie de hurler, j’ai envie de pleurer ». J’ai beau être terre à terre, me dire que c’est « comme ça », je me pose toujours la question « pourquoi les autres et pas nous ? » , « qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça ? ». Je sais bien qu’il n’y a pas de réponse et en plus je suis tout ce qu’il y a de plus athée. Je sais bien qu’il n’y a pas de force supérieure qui s’est dit « Toi, Mamz’elle Bulle, tu galéreras à avoir tes mioches car en l’an 1998, tu as volé une bague à la Foir’fouille (oui bon, ça va hein !) « Et c’est inadmissiiiiiible ».

Et la culpabilité, haaa, la culpabilité… Quand le problème vient de soi c’est inévitable de culpabiliser. Et si on n’avait jamais d’enfants, est-ce qu’il finirait pas me quitter ? Cette question je me la pose en secret, je sais que si je la lui posais il me rirait au nez. Mais bon, dans 10 ans, il finira peut être par se la poser cette question… quand je serai toute vieille, toute flétrie et toute pourrie.

Chez les hommes c’est plus tabou. « Le protocole étant essentiellement ciblé sur la femme, il tend à reléguer l’homme au rang de spectateur. » C’est plus caché mais pourtant ils sont là. Flonflon est assidu à tous les rendez vous importants malgré son travail, supporte ma mauvaise humeur post-insémination, me console et m’écoute alors que je ressasse sans arrêt les mêmes choses, il me rebooste quand je n’y crois plus !

Dans cet article on y relate aussi le problème du désir sexuel « remplacé par le sentiment du devoir reproductif accompli. » En ce qui me concerne, j’ai trouvé vraiment épuisante l’année des stim’ simples où on devait « le faire » tel et tel jour précisément. Là on s’est bien pris la tête à coup de reproches car Monsieur est fatigué LE soir où il faut le faire. Des rapports tout ce qu’il y a de plus fadasses juste pour accomplir l’acte reproducteur. Et conséquence : même plus envie de le faire pour le plaisir ! C’est pourquoi on était « ravis » de passer aux IAC pour ne plus avoir ces « obligations » même si d’autres inconvénients ont accompagnés cette nouvelle étape. En tout cas, notre vie sexuelle se porte mieux, même si j’avoue, la PMA l’a quand même bien affectée…

Dans l’article il est conseillé pour extérioriser la souffrance,  « le psy ou l’écriture -via un blog comme pour certains » (tiens, tiens…ça me donne une idée 😉 )

Pour terminer sur une note positive « Chaque classe d’école élémentaire compte un à deux enfants nés d’une FIV »

… comme quoi le rêve peut devenir réalité…

Bon week-end à vous !