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Quand mon pharmacien fait son boulet…

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Dans la catégorie des bourdes de notre entourage (oui car mon pharmacien fait partie de mon entourage, madame) :

Après ma dernière IAC (septembre), j’ai décidé d’arrêter ce maudit acide folique que j’ingurgite depuis 2 ans non stop. En janvier, quelques jours avant mon drilling, je décide d’aller en chercher à la pharmacie pour pouvoir recommencer après l’opération. Hop hop hop, j’arrive à la pharmacie où je n’ai pas mis les pieds depuis 5 mois. Je retrouve mon pharmacien qui connait mon dossier par cœur (comme toute la pharmacie d’ailleurs… La joie des petits villages) et avec qui j’ai vécu de folles histoires (des ordonnances de Puregon sans stylo le soir de l’injection / des commandes à faire les veilles de jours fériés, et j’en passe !). Je lui tends mon ordonnance et il me sort tout content en scrutant mon ventre :

« Ha bah ça y est, ça a fini par prendre ?! »

Je suis restée con. Il m’a fallu 10 secondes pour pouvoir lui répondre que non je n’étais pas enceinte, et que d’ailleurs il serait bien gentil de me donner la Bétadine dont j’ai besoin pour mon opération, car après les IAC on continue les aventures sur le billard !

Il était tout confus le pauvre et ne savait pas trop où se foutre. Il me pose quelques questions sur le drilling (qu’est ce que c’est ? Pourquoi vous faites ça ? etc).

Il me tend mon petit sac et avant que je sorte il me dit en croisant les doigts :

« Bon, je croise fort pour vous alors ».

Allez, la bourde est pardonnée…c’est oublié ! (mais la prochaine fois, tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler !)

C’est comment la vie après un drilling ?

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Mon drilling a eu lieu il y a 8 jours déjà. A part le gaz qui a été assez gênant les 4 premiers jours, j’ai la chance d’avoir eu très peu mal (bon j’ai bouffé des anti-inflammatoires et paracétamol pendant 4 jours, ça aide!). Au jour d’aujourd’hui, ça me tire toujours un peu au niveau de mes cicatrices, mais rien de handicapant. J’ai repris le travail hier et le fait de rester toute la journée debout, ça m’a pas mal lancé en fin de journée. Aujourd’hui, c’était mieux. J’ai fini la journée moins HS qu’hier où j’ai été de mauvais poil toute la soirée au grand désespoir de Flonflon qui beuglait humoristiquement « pourquoi tu m’déteeeeeeestes » ou des « t’es pas gentiiiiiiiille » ou mieux « tu m’aimes puuuuuuu ». Oui il aime bien se plaindre Flonflon…

Je n’ai pas repris le sport même si je n’ai pas de contre-indication du médecin qui m’avait dit « une semaine, après c’est bon ». Mais je ne le sens pas et mon chéri me l’a interdit de toute façon !! On préfère attendre que les cicatrices ne me lancent plus du tout, que mon nombril ait bien cicatrisé et que l’hématome que j’ai sur le ventre ait disparu. Je pense que dans une semaine ça devrait être bon. J’ai hâte car la course à pied me manque et mon club d’athlé également !

Sinon, 4 jours après l’opération des saignements sont survenus. 4 jours après, ils sont toujours présents. Au début c’était assez abondant, alors je me suis dit que c’était mes règles. Mais ça a rapidement viré en spotting léger. Du coup j’ai un doute… Comme j’ai ovulé il y a 14 jours, je devrais avoir mes « vraies » règles demain ou jeudi. Mais c’est possible que l’opération ait chamboulé un peu tout ça. Affaire à suivre…J’ai vu sur des forums très fiables doctimerde que c’était assez fréquent les saignements après un drilling. Y’en a une de vous à qui c’est arrivé ?

Ha et puis demain matin je commence à relever ma température. Je sens que ce rituel va vite me saoûler… Enfin…si c’est pour mieux connaître son corps…

Voilà ! Comme tu peux le constater, ça change pas la vie un drilling ! Et mes posts n’ont pas gagné en qualité ! (mais j’espère que mes ovocytes, eux, oui!)

Drilling, drilling !

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Non, non, je n’ai pas changé la sonnerie de mon portable ce weekend, j’ai juste eu le rendez-vous avec le chirurgien qui va me trouer les ovaires le mois prochain.

Petit récapitulatif pour ceux qui auraient du mal à suivre ma vie passionnante.

Après 2 ans de PMA infructueuse, Dr Paloquace  me dirige vers son confrère du bureau d’à côté, le Dr Paul Nord, spécialiste des FIV du bled.  Lors de mon rdv il y a 3 semaines, il me propose deux options : drilling ovarien ou FIV. Après quelques jours de réflexion, on choisit le drilling qui sera effectué par le Dr Zarbe qui est dans le bureau à côté de Paul Nord (j’espère que vous suivez hein).  Le Dr Zarbe c’est le conn*rd qui m’a diagnostiqué mes opk il y a 4 ans en concluant la consultation par « Nan, mais vous aurez besoin seulement d’un petit coup de pouce et ça ira tout seul. » 4 ans après, j’aimerais bien savoir de quel coup de pouce il parlait !

Donc on se pointe, Flonflon et moi, vendredi soir à 18h30 dans le cabinet déserté. Il fait nuit. Seul le Dr Zarbe consulte encore. De la salle d’attente, on entend la secrétaire qui glousse avec les patients pour des trucs même pas drôles. On se dit « drôle d’ambiance » ce soir…

Dr Zarbe nous reçoit et commence par un « alors qu’est-ce qui vous amène ? » (je précise que lorsque j’ai pris rdv, j’ai bien précisé que c’était pour une opération, que son confrère me redirigeait vers lui car c’est le seul du bled à pratiquer les drillings.) Et l’autre, il me demande pourquoi je viens ! Déjà, je suis vénère. Et ça fait seulement 30 secondes que je suis entrée dans son bureau. J’explique calmement pourquoi on est là. Il me répond « ha ouais, vous arrivez et vous demandez une opération comme ça ! » Bon je crois que le monsieur veut blaguer. Dommage, je ne suis pas disposée. Il se décide à regarder mon dossier sur son ordinateur. Il nous explique en 1 minute la coelioscopie et comment va se passer l’hospitalisation. C’est vraiment des explications très légères… Nous, qui avons étudié tous les articles de médecine sur internet depuis 2 semaines trouvons qu’il n’est pas très professionnel.

Je demande pour la prise en charge par la sécu. Il me regarde en souriant genre « mais quelle cruche celle-là », et me répond « ça fera 1000 euros en cash ». Donc, maintenant c’est sûr, Monsieur est blagueur… et il surenchérit « je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de vous embêter vous. » Alors je précise, que je suis d’une nature blagueuse, j’aime bien charrier et qu’on me charrie. Mais là on était vraiment dans une optique « on est sérieux, on veut comprendre, on veut être écoutés ». Et franchement, on a vraiment l’impression que le gars, il était fatigué de sa journée (d’ailleurs il nous l’a clairement dit, mais personne ne le force à prendre des consultations jusqu’à 19h un vendredi soir, hein !). Il a continué avec des blagues douteuses, par exemple quand on parlait de mes ovules tout pourris et du sperme parfait de mon homme « nan mais monsieur (en s’adressant à Flonflon), vous êtes certain de vouloir faire des enfants avec madame ? ». Je sais bien que c’était sur le ton de la blague, qu’il fallait le prendre au 10ème degré. Mais de la part d’un médecin, ça nous vraiment refroidit.

De plus, il ne m’a pas du tout ausculté. Il m’a juste demandé de remonter mon T-shirt pour, je cite, « voir mon ventre ». Quand j’ai parlé des éventuelles cicatrices qui resteraient, il m’a répondu que de toute façon ça ne sera pas pire que celle que j’ai pour l’appendicite. Okayyyyyyyy. Sympa le gars.

Hormis ça, l’opération se fera finalement en ambulatoire, mi janvier. Une semaine d’arrêt. Et rendez-vous post opératoire 1 mois après.

Et j’en viens au scoop : il faudra reprendre les stimulations le plus rapidement possible, donc au cycle suivant le  rdv post op’. Je vous rappelle que Paul Nord, nous avait dit que si on choisissait l’option drilling, on fera 3 mois de pause pour laisser la nature faire. Mais Dr Zarbe nous a expliqué que comme l’opération a une durée limitée dans le temps, il faut agir vite, car il se peut que 6 mois après l’opération il n’y ait plus de bénéfice. Du coup on repartirait sur une stim’ simple avec des doses beaucoup moins chargées que mes précédentes stim. Je lui ai demandé qui me suivrait. Il me répond toujours en mode blagouze : « bah soit le Paulo (= Dr Paul Nord je précise), soit le Marcel (= Dr Paloquace), soit le Gillou (lui-même) ».  Hum hum…

Moi intérieurement : « bah mon gars, ce qui est sûr c’est que ça ne sera pas toi ! »

On a fini par faire la paperasse avec la poule de secrétaire qui rigolait pour un rien. On se serait cru dans un film…vraiment !

On est sorti en ayant tous les deux mal au ventre. J’ai un bouton de fièvre qui est sorti direct après ça.

Mais sinon, non non, je ne suis pas stressée….

Bon, vous allez me dire « vas voir un autre médecin. » ou bien « vas dans une autre ville ». Mais sachez que « le Gillou », c’est le seul du bled à pratiquer ces chirurgies. Sinon il faudrait aller à la mégalopole d’à côté (qui est loin) mais les délais d’attente seraient très longs pour une opération franchement bénigne. Alors, je prends sur moi, je relativise en me disant qu’il est sûrement plus professionnel qu’il n’y parait. J’ai hâte d’y être pour ne plus à avoir à y penser. Le mois qui s’annonce va être long, très long…

 

On a choisi

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On a donc opté pour le drilling ovarien. Ca a été un choix cornélien car il est vrai que faire la FIV en février nous tentait beaucoup. Mais en faisant les pour et les contre, on en est arrivé à cette conclusion.

Alors pourquoi le drilling ?

1) On a 50% de chance de rétablir l’équilibre hormonal dans mes ovaires, de réduire leur taille et de réduire le nombre de follicules sur chacun d’eux.

2) Si je fais partie des 50%, je peux espérer retrouver une ovulation et tomber enceinte naturellement (j’y crois bof mais pourquoi pas… J’aime à croire que les miracles n’arrivent pas qu’aux autres). Mais surtout, je serai plus réceptive aux traitements lors de ma FIV.

3) Si ça ne marche pas et que mes ovaires sont aussi moisis qu’avant, ça ne repousserait la FIV que de 3 mois (admettons que je suis opérée après les fêtes, ils nous laissent 3 mois d’essais naturels. Ca nous emmène jusqu’en avril. Le temps de régler la paperasse, on pourrait faire la FIV en mai ou juin.)

4) Si on fait la FIV directement, vu mon parcours où je réagis aléatoirement aux traitements, on a peur que ça foire, qu’on ait plein de follicules mais de mauvaise qualité. On a quand même eu 5 ovulations en stim’ simples et fait 3 IAC avec du sperme « parfait » et pas de grossesse au final ! Je pense que mes ovules sont vraiment tout pourris.

5) Si on fait l’opération, on ne regrettera rien lorsqu’on ira en FIV. On aura tout tenté avant de commencer notre dernière option.

Il y a juste l’opération qui fait peur à Flonflon (si ça vous intéresse, regardez ce rapide reportage du journal de la santé où y voit la vidéo d’un drilling. Ca l’a traumatisé de voir ce qu’on allait me faire en « vrai » !). En ce qui me concerne, je n’ai pas trop peur. Je me dis que c’est comme une ponction (sauf qu’on va me rentrer une putain de caméra par le nombril !) mais avec une anesthésie qui durera plus longtemps !

J’ai donc rendez vous avec le chirurgien dans 2 semaines pour programmer l’opération qui, d’après la secrétaire, sera après le fêtes.

Mon bébé me parait encore si loin…Tout n’est qu’attente et ce n’est pas facile à vivre…

Le dilemme

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Ce matin était le jour du fameux rendez-vous que j’attends depuis 2 mois avec le docteur Paul Nord (pas si froid que cela soit dit en passant), unique praticien des FIV à PmaLand.

Flonflon et moi, arrivons à l’heure au cabinet regroupant la quasi totalité des gynécos de la ville. Paul Nord nous reçoit, dans le bureau jouxtant celui du Dr Paloquace qui me suit depuis le début. Après quelques précisions de dossier, on refait un topo des deux dernières années :

  • opk (ou plutôt ovaires dystrophiques comme il préfère les nommer)

  • 10 cycles sous stimulation simple dont seulement 5 qui ont abouti à une ovulation

  • 3 IAC négatives

  • AMH et LH élevée

  • Lors de mes cycles naturels, cycles irréguliers de 35 à 40 jours en général et souvent sans ovulation.

  • Trompes ok

  • Flonflon qui a (je répète mot pour mot) « un sperme de compèt » (j’peux vous dire qu’il était fier le bougre!)

Une petite écho endo-chattale pour le fun : j’ai bien des ovaires plus gros que la normale, avec entre 15 et 20 follicules sur chaque (alors que normalement il en faut 5 ou 6). D’ailleurs, je suis à J12 de mon cycle et on ne voit aucun follicule qui prédomine. Ca veut bien dire que j’ai des troubles de l’ovulation.

Topo terminé, je m’attends à ce qu’il me parle de FIV (on est là pour ça non?). Et là, il nous dit qu’on a 2 solutions qui s’offrent à nous et que ça sera à nous de choisir l’option que l’on préfère (quoi ? 2 options ? Mais sait-il que je suis une éternelle indécise qui n’arrive à jamais à me décider ? Je déteste décider. J’ai toujours peur de faire le mauvais choix, de regretter.). Bref, voici les options :

Option 1 : la FIV (ça vous étonne ?!)

Je vous passe les détails, vous connaissez le processus. Si on choisit cette option, on a juste à prendre rendez-vous rapidement avec le biologiste, remplir la paperasse, revoir Paul Nord en janvier pour débuter la FIV en février. Le protocole choisi est nommé « protocole court antagoniste ». Il pense me mettre sous Puregon ou Gonal (à part 3 cycles sous Puregon, j’ai toujours été sous Ménopur). Les transferts se font à J2 ou J5 selon la récolte. Sachant que je suis opk et que je risque une hyperstimulation, le transfert peut avoir lieu plusieurs semaines après la ponction pour laisser le corps se remettre.

Option 2 : le drilling ovarien (inconnu au bataillon)

C’est donc une opération chirurgicale sous anesthésie générale qui consiste à forer (de l’anglais to drill) les ovaires d’une dizaine de trous de quelques millimètres. Ca se fait par cœlioscopie (instrument + caméra qu’on introduit par le nombril (beurk!)). Cette opération permettrait de réduire l’excès de follicules et rétablir un équilibre hormonal normal dans les ovaires. Dans 50% des cas, l’ovulation peut être relancée et dans un cas sur deux il y a une grossesse spontanée dans l’année.

Si on opte pour cet acte chirurgical, on pourrait faire l’opération d’ici la fin de l’année. On laisserait 3 mois de cycles naturels avec courbe de température, observation de mes fonds de culotte pour repérer l’ovulation tant espérée. Ca permettrait aussi de voir si mes cycles se régularisent. Si au bout de 3 mois il n’y a rien, on retenterait une stimulation simple. Apparemment, après cette opération il y a une meilleure réponse aux traitements hormonaux (pourquoi avoir attendu 2 ans pour me le proposer alors ?). Si après ça, toujours rien, on passe aux FIV.

Comme dit précédemment, j’ai du mal à faire des choix, je lui ai demandé ce qu’il préconisait. Il nous a répondu que c’était un choix personnel qui résulte de notre expérience personnel, de notre vécu, qu’il fallait juste choisir en connaissance de cause.

Selon lui, si on opte pour la chirurgie, certes, ça rallonge le parcours MAIS on aura TOUT essayé avant de faire les FIV qui sera notre dernière étape. Car, comme il dit, si les FIV échouent, « il ne vous restera que vos yeux pour pleurer ». J’ai demandé si on ne pouvait pas faire une FIV et, si échec, la chirurgie. Mais apparemment ce n’est pas possible. Il a aussi dit qu’il comprendrait si on choisissait la FIV au vu de notre long parcours. Qu’au bout de 2 ans et demi c’est normal d’en avoir ras le bol.

Voilà donc le dilemme… On a longuement discuté avec Flonflon ce midi. Pour le moment, on pencherait pour l’option 2 mais on doit se renseigner avant car une opération, ce n’est pas rien. On se dit que même si ça ne donne rien, ça ne peut qu’améliorer la réponse aux stimulations pour nos futures FIV. Mais en même temps, une FIV en février, c’est tentant…

Du coup, j’aimerais savoir ce que vous, vous en pensez, si vous connaissez des pmettes qui ont vécu cette opération (si oui, me transmettre le lien de leur blog), si c’est douloureux, ce qu’elle a donné comme résultat. J’ai besoin de vos avis, de votre vécu…

Mon mail si besoin : lodysseedemamzellebulle@gmail.com

Merci d’avance, car là, je suis un peu paumée…