Archives de Catégorie: littérature jeunesse

Un livre sur la solidarité et l’entraide

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Parce ce livre peut parler à tout le monde, enfants ou grands selon son degré d’interprétation.

Parce qu’ après le 7 janvier, ce livre a doublé d’importance à mes yeux.

Parce dans la blogo PMA, l’union fait MA force.

Dans le numéro 2 de « graine de lecture » je tiens à vous faire partager un de mes albums préférés :

L’agneau qui ne voulait pas être un mouton, de Didier JEAN et Zad

Editeur : Syros, en partenariat avec Amnesty International

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4ème de couverture

Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Tout le monde est d’accord là-dessus. Alors quand le loup a emporté le mouton malade, on n’a rien dit parce qu’on n’était pas malade. Quand le loup s’est attaqué au mouton noir, on n’a rien dit parce qu’on n’était pas noir. Mais quand le loup a englouti le bélier, on s’est dit que notre tour allait bientôt arriver…

Suite à l’engloutissement du bélier, le plus jeune des mouton décide qu’on ne peut plus rester inactif, qu’il faut réagir tous ensemble pour combattre ce loup. Ensemble ils mettent en place une tactique et réussissent à se débarrasser du loup.

Analyse

On peut observer 2 attitudes différentes au cours du récit :

1) Jusqu’à la mort du bélier, le troupeau accepte son sort comme une fatalité. Des tournures de phrases illustrent ceci :

« Depuis toujours on vivait dans ce pré… »

« …depuis toujours on vivait la tête baissée, occupés à brouter, alors on a continué. »

« …après tout, celui-là était déjà très malade, alors… »

Le bélier qui dédramatise et banalise certaines disparitions (lâcheté) : « Ne craigniez rien, […] le loup n’emporte que les plus faibles »

2) Après la mort du bélier et l’intervention de l’agneau, on constate une cohésion de groupe. L’utilisation du pronom personnel « NOUS » renforce cette cohésion, alors que dans la première partie, le pronom « ON » est de rigueur.

 » – Si nous ne faisons rien, le loup va nous dévorer les uns après les autres, jusqu’au dernier. Et alors, il sera trop tard pour résister. Aujourd’hui, nous sommes assez nombreux pour lui tendre un piège. Au lieu de pleurnicher, battons-nous pendant qu’il est encore temps ! Aussitôt le troupeau se rassembla. C’était bon d’être ensemble. »

Pour finir, le troupeau, riche de leur différences, s’unissent et montent un plan pour se débarrasser du loup.

On peut facilement transposer ce monde animalier à la société humaine, voir à des événements historiques, mais aussi à des événements personnels. Chacun peut y trouver du sens. La portée sociale qu’a ce livre amène à réfléchir à ses propres comportements au sein d’un groupe.

La magie de cet album est que malgré le sérieux du sujet, il est drôle et les illustrations sont très riches. A mettre dans toutes les mains des enfants, même les plus petits qui trouveront un sens par rapport à leur monde à eux.

Alors les PMettes et PMecs : restons soudés et unis pour un jour botter les fesses à notre grand méchant loup, j’ai nommé : DNLP !

Citoyens et citoyennes :  si on vit tête baissée, occupés à brouter, rien ne pourra changer !

A la fin de l’ouvrage, un poème que j’affectionne particulièrement, attribué soit au pasteur Martin Niemoeller ou à Louis Needermeyer éclaire parfaitement le sens de ce conte :

« Quand ils sont venus chercher les juifs

je n’ai rien dit

car je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les communistes

je n’ai rien dit

car je n’étais pas communistes.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes

je n’ai rien dit

car je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques

je n’ai rien dit

car je n’étais pas catholique.

Et quand ils sont venus me chercher

il n’existait plus personne

qui aurait voulu protester ou pu protester… »

 

J’aimerais terminer cet article en envoyant une pensée tout plein de douceur à Pmavie pour le verdict du J5 demain et à Ballerineenpma pour son opération. Je pense à vous ainsi qu’à toutes celles qui sont dans l’attente d’un verdict ou autre.

Graines de lecture : Blanc sur Noir

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Moi dans la vie, j’aime tout plein de choses !  Et parmi toutes ces choses, il y a la lecture. Je lis moins que ce que je voudrais car j’ai déjà une vie bien remplie (la PMA toussa, toussa), mais j’adore ça. Et plus particulièrement la littérature jeunesse. Ces temps d’attente en PMA étant parfois longs, j’aimerais sortir un peu du cadre de ce blog et prendre le temps de te faire découvrir un livre de littérature jeunesse par semaine. Ca peut te servir si tu as des enfants, ou des neveux ou un cadeau à faire ! Moi je suis convaincue qu’il n’y a pas d’âge pour commencer la lecture et à chaque naissance, j’offre tout un tas de bouquins en saoûlant la maman avec mes explications (déformation professionnelle…)

Dans ce premier numéro de « Graines de lecture », je te présente le livre de Tana Hoban : Blanc sur Noir. Dans la même série tu as Noir sur blanc, Qui sont-ils ?  et Qu’est-ce que c’est. Ce sont des livres que l’on peut commencer à lire avec son bébé dès le premier mois.

blanc-noir

Tana Hoban est une artiste américaine dont le travail premier est la photographie. Ses livres de littérature jeunesse sont d’ailleurs basés sur ce travail photographique.

Comment se présente le livre  ?

C’est un livre cartonné facilement préhensible par l’enfant. A chaque page, un dessin blanc est représenté sur un fond noir (un biberon, une tétine, un animal, etc).

Les livres de Tana Hoban sont les rares qui permettent de capter l’attention des plus jeunes. Comment cela se fait-il ? D’une part car ils sont en noir et blanc et d’autre part car les formes utilisées sont très simplifiées. Attends deux secondes, j’t’explique !

Pourquoi en noir et blanc ?

Parce que figure toi qu’un bébé ne voit qu’en noir et blanc à la naissance. Du coup, les images en noir et blanc font un contraste qui s’adapte à la vision encore immature d’un nourrisson.

Pourquoi des formes simplifiées ?

Car les détails et superflus sont mal discriminés par l’enfant.

Par conséquent : contraste + formes simplifiées = un bébé qui distingue beaucoup mieux les images. Tu peux tester, ça marche ! Montre un livre pour enfant en couleur à un bébé et un livre en noir et blanc ; son regard sera attiré par le livre en noir et blanc alors qu’il ne calculera pas celui en couleur. C’est flagrant ! (Bon en tout cas, sur les bébés que j’ai testés, ça marchait 😉 )

Ces livres permettent avant tout au bébé de partager un moment de lecture avec l’adulte dès les premiers mois. Un moment où bébé peut être attentif et observateur (bon seulement quelques minutes, hein !).

Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent weekend !