Archives de Catégorie: la PMA dans les médias

Une avancée permettant d’augmenter le % de réussite des FIV ???

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Ce midi, un petit reportage sur la PMA a été diffusé au magazine de la santé sur France 5.

Des chercheurs du CHU de Montpellier ont réussi à faire une reproduction 3D d’un embryon conçu in vitro. Si cette avancée était généralisée, cela permettrait aux biologistes de voir tous les défauts des embryons afin de sélectionner puis d’implanter les meilleurs. En effet, plus les fragments (défauts morphologiques de l’embryon) sont nombreux plus les chances que l’implantation se fasse sont faibles. En plus de pouvoir voir ces fragments, la 3D permettrait d’étudier l’aspect de la coque et la taille des cellules et par conséquences, de mettre en évidence des anomalies qu’on ne voit pas en 2D.

Cette avancée pourrait peut être permettre de faire baisser le taux d’échec des FIV qui est de 85% au jour d’aujourd’hui….quand même !

Voilà, le reportage dure 4 min (de 31’45 » à 35’35 »)

http://www.allodocteurs.fr/le-magazine-de-la-sante.asp

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J’veux un enfant

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Aujourd’hui, j’ai envie de partager cette chanson du groupe Brigitte et bon….que dire… Ca fait du bien d’entendre des paroles qui parlent de nous et de notre souffrance.

J’ai découvert cette chanson en lisant un article dans mon magazine féministe préf’ « Causette  » du mois dernier. Peut être y a-t-il déjà eu un post sur cet article spécial PMA, intitulé « PMA : les hommes se cachent pour pleurer », mais je m’en vais tout de même vous faire un compte-rendu. Bon, c’est un article assez vulgarisé quant aux protocoles mais les émotions ressenties lorsqu’on est en PMA y sont assez bien décrites. On peut  par exemple y lire que la PMA « c’est monter  dans un manège à sensations fortes. L’espoir est bringuebalé comme les montagnes russes. L’escalade commence à chaque nouvelle insémination, l’enthousiasme est au sommet tout le long de l’attente d’un résultat positif. Et quand il ne vient pas, c’est la dégringolade, la chute libre. »

Avec le nombre de mes stim’ simples et mes 3 IAC, pas besoin qu’on me paye un saut en parachute pour mon anniv’, j’en ai déjà fait plein de fois de la chute libre !

« Ce qui est compliqué c’est, à chaque échec, de se remettre en selle, de se remotiver pour repartir sur de nouveaux cycles ».

C’est exactement ce que j’ai ressenti au bout ma 3ème insé : de la lassitude. Et c’est la première fois en 2 ans et demi que je n’ai pas su me remotiver. J’vais la faire hein, c’te dernière IAC mais bon, pas facile quand on ne croit plus en ce protocole. C’est paradoxal, car d’un côté j’ai hâte d’avoir mon rdv FIV (à la fin du mois) et de nous donner plus de chances, mais d’un autre ça fait littéralement flipper de ce dire que c’est la dernière étape…

Il y est aussi évoqué cette antinomie qui nous fout cette putain de pression : « C’est une course contre le temps, car les chances augmentent avec les tentatives, mais s’amenuisent avec l’âge. C’est une lutte contre un autre décompte : celui du nombre d’inséminations (six) ou de FIV (quatre) […] »

Puis on peut y lire un paragraphe sur « l’après ». Que fait-on quand le décompte arrive à la fin ? Quelles sont les solutions quand la case finale est cochée ? Apparemment 30% des couples abandonnent le projet d’avoir un enfant. D’autres partent en Espagne « où les taux de réussite affichés (autour de 40%) sont supérieurs aux taux moyen français et où la prise en compte de la dimension humaine tranche avec les centres de PMA de l’hexagone. En effet, en France, alors qu’il s’agit d’un problème intime, les médecins n’y mettent souvent pas plus d’humanité que pour une opération de l’appendicite. »

Haaaaaa ! Je ne suis pas folle alors !! C’est bien qu’une majorité de PMettes ressentent la même chose que moi. J’ai mis du temps à accepter la distance que mettent les médecins, le fait qu’ils nous prennent pour un vulgaire numéro. Maintenant c’est bon, je n’en fais plus de cas. Et limite quand je perçois une marque d’humanité de la part de mon médecin, je le remercie de s’intéresser à moi ! C’est un comble !! Car oui, la PMA c’est douloureux, « une douleur commune au sein du couple, nourrie par un sentiment d’injustice et de culpabilité ». Bon, ici, c’est plutôt moi qui l’exprime la douleur. Pour Flonflon c’est assez intériorisé. Mais je pense que c’est assez récurrent dans les couples. Comme dit dans la chanson, « j’ai envie de hurler, j’ai envie de pleurer ». J’ai beau être terre à terre, me dire que c’est « comme ça », je me pose toujours la question « pourquoi les autres et pas nous ? » , « qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça ? ». Je sais bien qu’il n’y a pas de réponse et en plus je suis tout ce qu’il y a de plus athée. Je sais bien qu’il n’y a pas de force supérieure qui s’est dit « Toi, Mamz’elle Bulle, tu galéreras à avoir tes mioches car en l’an 1998, tu as volé une bague à la Foir’fouille (oui bon, ça va hein !) « Et c’est inadmissiiiiiible ».

Et la culpabilité, haaa, la culpabilité… Quand le problème vient de soi c’est inévitable de culpabiliser. Et si on n’avait jamais d’enfants, est-ce qu’il finirait pas me quitter ? Cette question je me la pose en secret, je sais que si je la lui posais il me rirait au nez. Mais bon, dans 10 ans, il finira peut être par se la poser cette question… quand je serai toute vieille, toute flétrie et toute pourrie.

Chez les hommes c’est plus tabou. « Le protocole étant essentiellement ciblé sur la femme, il tend à reléguer l’homme au rang de spectateur. » C’est plus caché mais pourtant ils sont là. Flonflon est assidu à tous les rendez vous importants malgré son travail, supporte ma mauvaise humeur post-insémination, me console et m’écoute alors que je ressasse sans arrêt les mêmes choses, il me rebooste quand je n’y crois plus !

Dans cet article on y relate aussi le problème du désir sexuel « remplacé par le sentiment du devoir reproductif accompli. » En ce qui me concerne, j’ai trouvé vraiment épuisante l’année des stim’ simples où on devait « le faire » tel et tel jour précisément. Là on s’est bien pris la tête à coup de reproches car Monsieur est fatigué LE soir où il faut le faire. Des rapports tout ce qu’il y a de plus fadasses juste pour accomplir l’acte reproducteur. Et conséquence : même plus envie de le faire pour le plaisir ! C’est pourquoi on était « ravis » de passer aux IAC pour ne plus avoir ces « obligations » même si d’autres inconvénients ont accompagnés cette nouvelle étape. En tout cas, notre vie sexuelle se porte mieux, même si j’avoue, la PMA l’a quand même bien affectée…

Dans l’article il est conseillé pour extérioriser la souffrance,  « le psy ou l’écriture -via un blog comme pour certains » (tiens, tiens…ça me donne une idée 😉 )

Pour terminer sur une note positive « Chaque classe d’école élémentaire compte un à deux enfants nés d’une FIV »

… comme quoi le rêve peut devenir réalité…

Bon week-end à vous !