Archives de Catégorie: drilling

Des nouvelles du front

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Bon j’avoue j’ai un peu déserté la blogo depuis un mois. Je vous lis toute attentivement mais ne prends pas toujours le temps de répondre. Shame on me ! Mes plates excuses les copinautes ! Sachez que je pense beaucoup à vous : celles en FIV, celles qui ont enfin eu leur ticket gagnant, celles qui ont affaire à des gynéconnards, celles qui attendent, etc.

En ce qui me concerne, pas mal de remous ces dernières semaines.

Au niveau pro …

Enfin une belle opportunité s’offre à moi : après des années de postes provisoires je viens d’être nommée sur une direction d’école et je suis tout simplement ra-vie ! Si cela me plait je vais enfin pouvoir être titularisée après 7 ans à faire le bouche-trou ! De plus j’ai été inspectée il y a deux semaines et ça s’est extrêmement bien passé ! J’ai encore plein de projets pro en vue et ça me motive énormément. Dans mon parcours Pmesque c’est aussi grâce à mon boulot qui me passionne que j’ai pu passer les embûches sans trop sombrer.

Au niveau du mariage…

Il est temps qu’on s’y remette sérieusement. Le compte à rebours a commencé : S-10 !!! Encore des tonnes de choses à faire : choisir les alliances, se mettre d’accord sur la déco, préparer la cérémonie laïque bien comme il faut, préparer la danse de l’ouverture du bal, choisir les fleurs…. Mais étant en vacances début juillet, j’aurai tout mon temps pour m’y consacrer durant 4 semaines.

Au niveau de la PMA…

Tout d’abord merci à BAMP pour cette belle semaine de sensibilisation à l’infertilité ! J’admire beaucoup cet investissement dont font preuve les filles qui ont organisé ça comme des chefs ! J’ai eu le plaisir d’assister à la conférence de René Frydman et franchement : ça a été très enrichissant ! Merci mille fois ! J’ai pu récupérer des affiches et flyers. A ma petite échelle, il ne me reste plus qu’à disséminer cela dans le nord cotentin. Yapluka !

Au niveau des traitements, après 2 cycles de pause, j’ai repris 75UI de Menopur il y a 10 jours. Petit rappel de mes aventures suite au drilling de janvier :

– un cycle sous stim qui avait bien démarré et où tous les follicules ont dégonflé en cours de route pour une raison inconnue. Conclusion : arrêt de la stim.

– cycle suivant naturel où la consigne était de prendre ma température. Ovulation repérée malgré l’absence de changement de température (selon mon médecin, ça arrive chez certaines femmes chez qui la température ne fluctue pas…)

– cycle suivant naturel également pour cause de vacances. Aucun ovulation repérée, donc prise de mon ami Dudu qui m’a permis de recommencer un cycle sous stim en vue d’une IAC4.

Ce matin, prise de sang et écho étaient au programme. Et sans grand étonnement : rien de probant à l’écho ! Endomètre à 6.5 mm et quelques follicules par ci par là. Je ne suis même pas déçue. Juste blasée. Du coup, voilà le programme prévu par mon cher et tendre Dr Paul Nord :

1) on augmente les doses à 112.5 UI et recontrôle vendredi.

2) S’il y a bien une IAC et qu’elle est négative ou qu’on arrête la stim’ en cours de route, on passe en FIV directement. Mon dossier étant à jour, on pourrait faire notre FIV1 dès cet été. A ces mots un poids est parti… Même si je sais à quel point la FIV est éprouvante, je suis contente de passer à autre chose. Je vois bien que tout ce qui a été tenté jusqu’ici n’a rien donné. Paul Nord dit que le drilling n’a pas eu les effets escomptés, que je réagis toujours mal aux traitements mais qu’en FIV je n’aurais sûrement pas de problème à être stimulée car les doses sont plus élevées. Il dit qu’il ne faut pas insister et profiter des effets du drilling, s’il y en a, pour en tirer profit lors d’une FIV. Après 4 mois où j’ai l’impression de stagner, où j’ai l’impression que mon corps me joue des tours, enfin une solution palpable s’offre à nous. C’est sûrement la naïveté d’une jeune fivette qui me faire écrire ses mots, mais s’il y a une lumière au bout de ce tunnel dans lequel nous sommes depuis 3 ans, ça ne peut être que grâce à cette fiv qui se profile.

Aujourd’hui, je mets mon cerveau en pause et je me laisse porter…

#JeSuisInfertile

Premier contrôle post drilling à J8 + EDIT

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Aujourd’hui était le 1er contrôle de ma première stim’ post-drilling. Je suis donc à J8 et ai fait 5 jours de piqûres à 112.5 ui  de Menopur. Déjà, au tout début du rdv, Paul Nord trouvait que ça faisait beaucoup, 112.5 ui pour une 1ère stim’ post drilling (c’est le chirurgien, Dr Zarbe qui m’a fait mon ordonnance). On a été donc été vérifier tout ça en salle d’écho. Verdict…

Endomètre à 4.5 mm

Ovaire droit : 4 follicules entre 10 et 14 mm

Ovaire gauche : 1 follicule d’environ 10 mm

Donc, c’est beaucoup ! Il m’a donc prescrit une prise de sang à faire dans la foulée. Je viens de lire les résultats :

Lh = 3.8 ui/L (c’est bien la phase folliculaire)

17 beta estradiol (E2) = 176 pg/mL (la phase folliculaire de référence se situant entre 12.5 et 166 sur les résultats)

Le médecin m’a dit qu’il m’appellerait si ça n’allait pas.

Sinon il m’a descendu mes doses à 75 ui de Menopur. Prise de sang et contrôle écho samedi matin (youpi tralala).

Et comme on est en stim’ simple, il veut nous faire faire le très glamour test de Huner pour écarter tout problème avec ma glaire ! J’ai jamais vraiment compris pourquoi mon ancien gynéco ne me l’avais jamais prescrit (je rappelle que ça fait juste 2 ans et demi que je suis entrée en PMA….). Car s’il y a un souci, ça veut dire que je me suis tapée 1 an de stim’ simples pour rien !!! J’aurais la rage ! Bref, ça sera une bonne chose de faite même si je ne suis pas enjouée.

Quelle semaine sport ! Je suis épuisée ! Mardi la grand mère de Flonflon est décédée. Les obsèques sont demain matin. Flonflon est parti hier pour soutenir ses parents. En ce qui me concerne, je vais donc faire 3h30 de route ce soir car je veux aller à l’enterrement. Puis demain soir refaire la route pour être au rendez vous samedi matin ! Pfffff….. J’espère juste que ça ne sera pas pour rien et qu’on ne va pas arrêter cette stim’…. Comme vous l’aurez compris, j’ai les boules !! J’ai tellement peur que tout s’arrête…

Moralité : les drilling c’est bien, mais recommencez avec des petites doses ! (moi qui me tapais des 150 ui avant mon opération avec des réactions plus que moyennes…)

Que pensez vous de mes résultats ?!

Le secrétariat du centre a appelé cet aprem. Je me suis dit que c’était mort (car il devait me rappeler seulement si on arrêtait tout) et finalement c’était pour me dire que tout était ok et qu’on continuait comme prévu ! Allez, une étape de franchie. Prochaine étape samedi !

Vous allez en boîte en semaine vous ?!

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Nan j’dis ça car vous avez dû vous déhancher toute la nuit les filles !! Un article (tu avais raison La Grenouille !) et quelques pogos plus tard et hop les anglais ont débarqué ! Bravo ! Je veux la même chose pour ma DPO et ça sera parfait ! Sauf que là il faudra danser 14 nuits de suite…. Je ne sais pas si vous en êtes capables…. Challenge accepted ?

challengeBon, les choses sérieuses commencent donc samedi soir avec le début de ma 14ème stimulation ! Mais attention ! La première après mon drilling ! Le médecin voulait donc baisser les doses et avait prévu 100 ui. Sauf que j’ai maté les nouvelles seringues de Ménopur et il n’y a pas la graduation pour 100 ui. Il y a une graduation tous les 37.5 ui. Comme ça me turlupinait de ne pas être précise dans mon injection j’ai laissé un message sur le répondeur PMA pour :

1) prendre mon rdv à J8 pour le premier contrôle

2) Savoir si je devais m’injecter 75 ou 112.5 ui ou faire 100 ui « à la louche ».

La secrétaire m’a rappelé 2h après. Mon rendez vous est donc programmé jeudi prochain avant le boulot et le médecin a dit de m’injecter 112.5 ui.

C’est donc reparti après 6 mois d’arrêt de stim’ ! Me revoilà dans la place ! Je suis toute excitée comme une PMette débutante (bon ça ne va pas durer hein ! Surtout après ma première piquouze). Même les produits ont changé en 6 mois, c’est dingue ! Je place beaucoup d’espoir après mon intervention. J’essaye de me raisonner car rien n’est gagné.

Bon en tout cas, pour partir du bon pied et débuter cette stim’ sous les meilleurs auspices j’ai décidé de me moderniser et j’ai téléchargé l’appli « Clue » ! Vous ne pourrez plus me traiter de vieille ! (mais j’espère réussir à m’en servir……).

Sur ce, je file enfiler mon plus beau jogging pour aller courir !

 

Mon rendez-vous post drilling

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Ce matin avait lieu mon rendez-vous post-opératoire avec le Dr Zarbe. Il a été étonnamment pédagogue, pas pour mes beaux yeux (pourtant ils ne sont pas trop mal !) mais parce qu’il y avait une étudiante sage-femme qui le suivait. Il a donc commencé par refaire tout mon historique pour expliquer à la jeune fille. Et moi je me contentais de hocher la tête pour confirmer ses dires. C’était marrant d’écouter sa propre histoire. J’ai tellement l’habitude de la rabâcher, pour une fois c’est moi qui écoutais ! Il a ensuite expliqué ce qu’était un drilling, pourquoi on m’en avait fait un. J’ai par la même occasion appris quelques précisions qu’on ne m’avait pas données auparavant : apparemment les femmes OPK qui ne sont pas en surpoids ont généralement une forme plus sévère du syndrome. Ca serait donc mon cas.

Il a ensuite regardé mes cicatrices. Tout va bien. Il faut juste que je continue de les masser (il aurait peut être fallu me dire de commencer !) pour accélérer la résorption des fils. Je vais donc commencer ce soir !

On a ensuite parlé avenir. Il m’a demandé quand j’avais eu me règles pour la dernière fois. J’ai expliqué que j’avais eu des saignements après l’opération mais que je ne pensais pas que ça soit vraiment des règles. Apparemment c’est courant. Donc dernières vraies règles à Noël. Il m’a ensuite dit qu’il fallait reprendre les stimulations le plus vite possible car le bénéfice du drilling n’avait qu’une durée limitée dans le temps. Au début il m’a parlé de faire une 4ème IAC puis il s’est ravisé et a dit que pour le 1er cycle post-drilling on pouvait commencer avec une stimulation simple.

Donc au programme des réjouissances :

Duphaston pour pouvoir redémarrer un nouveau cycle le plus vite possible.

Menopur 100 ui. Lors de mes dernières IAC j’étais à 150 ui. Il préfère baisser les doses car avec l’opération je devrais être plus réceptive au traitement.

Ovitrelle

Utrodégueu pour finir en beauté

J’ai juste à appeler le 1er jour de mes règles pour programmer une écho le 8ème avec ……..le médecin que je veux ! Chouette ! Adieu Dr Zarbe, je retourne avec mon cher Dr Paul Nord (que je n’ai vu que 2 fois mais avec qui le feeling est bien mieux passé et qui, si je vais jusqu’aux FIV, est le seul à les pratiquer !)

Je ressens des sentiments contradictoires : je suis très contente et excitée de repartir vers de nouvelles aventures. Dans 10 jours un nouveau cycle devrait débuter et avec lui la reprise des essais après 6 mois d’arrêt. Je mise tellement sur ces prochains cycles… Avec la pause puis l’opération j’ai récupéré un regain d’espoir et d’énergie positive. Mais en même temps j’ai tellement peur d’être déçue, de me prendre de nouvelles claques dans la gueule, d’avoir cru au bénéfice de cette opération pour rien.  Bon de toute façon il ne reste plus qu’à tester pour savoir.

Et puis, c’est psychologique mais ça me fait tout drôle d’être rétrogradée en PMA : passer de l’IAC à la stim’ simple. De devoir gérer moi-même la conception (si elle a lieu), me fait peur. C’est idiot me direz-vous, car on a bien fait cela durant un an ! En IAC le fait que tout soit chronométré est contraignant  mais en même temps rassurant car c’est le médecin qui dirige, qui maîtrise. Et c’est à lui qu’on peut en vouloir s’il a raté l’ovulation. Et j’ai peur que le fait de devoir planifier nos câlins nous rappelle de mauvais souvenirs (« pffff, j’suis fatigué« , « pffff encore ce soir ? », « peux pas j’ai piscine » (bon là je déconne hein !) ).

Pour finir j’aimerais poser quelques questions concernant mon traitement :

Pour celles qui ont testé le nouveau Menopur qui va au frigo : quelle est clairement la différence de manip par rapport aux autres boîtes ? Puis je utiliser les même seringues qu’avant ? Bref, comment vous procédez avec la nouvelle formule ?

Concernant  l’utrogestan : sur mon ordonnance il est écrit qu’il ne faut pas le substituer avec le générique (Progestan). Savez-vous pourquoi ? Y’en a t-il qui utilisent le générique ? Ca fait 2 ans et demi que j’en prends, que c’est écrit sur mes ordonnances (seulement pour ce médoc) et que je ne me suis jamais posée la question. Prendre le générique me ferait économiser 5 euros mais je n’ose pas… Qu’en pensez vous ?

C’est comment la vie après un drilling ?

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Mon drilling a eu lieu il y a 8 jours déjà. A part le gaz qui a été assez gênant les 4 premiers jours, j’ai la chance d’avoir eu très peu mal (bon j’ai bouffé des anti-inflammatoires et paracétamol pendant 4 jours, ça aide!). Au jour d’aujourd’hui, ça me tire toujours un peu au niveau de mes cicatrices, mais rien de handicapant. J’ai repris le travail hier et le fait de rester toute la journée debout, ça m’a pas mal lancé en fin de journée. Aujourd’hui, c’était mieux. J’ai fini la journée moins HS qu’hier où j’ai été de mauvais poil toute la soirée au grand désespoir de Flonflon qui beuglait humoristiquement « pourquoi tu m’déteeeeeeestes » ou des « t’es pas gentiiiiiiiille » ou mieux « tu m’aimes puuuuuuu ». Oui il aime bien se plaindre Flonflon…

Je n’ai pas repris le sport même si je n’ai pas de contre-indication du médecin qui m’avait dit « une semaine, après c’est bon ». Mais je ne le sens pas et mon chéri me l’a interdit de toute façon !! On préfère attendre que les cicatrices ne me lancent plus du tout, que mon nombril ait bien cicatrisé et que l’hématome que j’ai sur le ventre ait disparu. Je pense que dans une semaine ça devrait être bon. J’ai hâte car la course à pied me manque et mon club d’athlé également !

Sinon, 4 jours après l’opération des saignements sont survenus. 4 jours après, ils sont toujours présents. Au début c’était assez abondant, alors je me suis dit que c’était mes règles. Mais ça a rapidement viré en spotting léger. Du coup j’ai un doute… Comme j’ai ovulé il y a 14 jours, je devrais avoir mes « vraies » règles demain ou jeudi. Mais c’est possible que l’opération ait chamboulé un peu tout ça. Affaire à suivre…J’ai vu sur des forums très fiables doctimerde que c’était assez fréquent les saignements après un drilling. Y’en a une de vous à qui c’est arrivé ?

Ha et puis demain matin je commence à relever ma température. Je sens que ce rituel va vite me saoûler… Enfin…si c’est pour mieux connaître son corps…

Voilà ! Comme tu peux le constater, ça change pas la vie un drilling ! Et mes posts n’ont pas gagné en qualité ! (mais j’espère que mes ovocytes, eux, oui!)

Chronique d’un drilling ovarien ordinaire

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Lundi 19 janvier, debout à 8h30 pour une admission à la clinique à 10h. Je me lève peinard, lorgne sur le p’tit dej’ de Flonflon, file me bétadiner sous la douche puis enfiler mon plus beau jogging. Je descends et là je m’aperçois que ma carte Princesse vient d’être mise en service ! Un premier cadeau était sur la table :

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 Avec ça et tous les films que Flonflon m’a téléchargés, je ne vais pas m’ennuyer cette semaine.

9h30 : on prend la route tranquillement jusqu’à la clinique. Je suis étrangement calme. On se présente à l’accueil pour mon admission. On remplit les papelards, on me donne ma télécommande et …..mes étiquettes ! Figure-toi que c’est la première fois de toute ma carrière de PMette que j’ai des étiquettes ! Etant dans un petit centre familial, il a fallu attendre que je sois hospitalisée pour en voir la couleur ! Je monte au 2ème étage, en chirurgie ambulatoire. Je donne fièrement mes étiquettes à l’infirmière qui me montre ma chambre. Une demi heure plus tard, l’infirmière revient avec ma sexy-blouse, un beau bracelet et 4 cachets pour me détendre.

11h, on bouquine tranquillement avec Flonflon.

Midi : les médocs font effet, j’ai sommeil, je m’endors.

Midi 30, le brancardier arrive. Mince, j’allais me lever pour faire pipi pour la 4ème fois en 2 heures (moi stressée ?!). Tant pis, je n’ose pas lui dire d’attendre, c’est parti pour un petit tour de manège. Je vois les lèvres de Flonflon me murmurer un « je t’aime » qui me réchauffe le cœur. Pendant notre petit périple, le brancardier essaie d’engager la discussion :

« Vous venez d’où ? Ca va pas trop de circulation ce matin ?  »

Je ne suis pas très réceptive. Manquerait plus qu’il me parle de la météo et ça serait le pompon ! On arrive en chirurgie où on me sied d’une magnifique charlotte. Je passe du brancard au lit. Direction une salle avec plein d’appareils, d’aiguilles et autres trucs chirurgicaux. On dirait une réserve. Il y a un rideau pour séparer du couloir et je me dis que si l’opération a lieu ici, ça fait un peu cheap. On me laisse seule, vue sur le couloir. J’entends la conversation d’un médecin qui raconte sa croisière de luxe à une infirmière qui glousse. Je vois des gens en blouse passer. Puis j’aperçois Dr Zarbe, le chirurgien qui m’opère et qui, la dernière fois qu’on s’était vu, rappelle-toi ici, nous avait laissé un goût amer dans la bouche, Je crois que finalement c’est son « personnage » de faire le rigolo (rigolo…tout dépend de ton humour…) car en me voyant il me dit :

« Ha bah si je m’attendais à vous voir, vous ! Quelle surprise ! »

Puis il se casse. J’attends. J’attends encore. Puis l’anesthésiste se pointe. Il me complimente sur mes mains chaudes parce que tu vois, les siennes, sont toujours froides, pendant qu’il me tape (non non pas « tapote » mais bien tape !) le dos de ma main pour trouver une veine digne de ce nom. Il bougonne, me pique, me fait affreusement mal, rebougonne car ma veine est aplatie et que l’aiguille n’est pas rentrée. Du coup, il se rabat sur le bras. Puis on m’emmène dans le bloc (ouf ! On ne va pas m’opérer dans la réserve !). Ca va vite. Il fait froid là dedans. On me demande de faire une translation sur la table d’opération. Le chirurgien est là mais me tourne le dos accaparé sur son ordinateur en train de lire…. »le point ». Il ne m’adressera pas la parole. L’anesthésiste bougonne encore parce qu’il faudrait un deuxième coussin sous ma tête. L’infirmière part en chercher un qu’elle positionne en disant qu' »un seul aurait suffit ». Ce à quoi, l’anesthésistebac+7jmyconnaisieuxquetoilinfirmière répond de façon hautaine :

« Nan, il m’en faut 2 pour faire la position de « Jackson ». Ca sert à faciliter l’intubation. Jackson comme Mickael » (c’était pas la peine de préciser mais merci de l’info…). L’infirmière me demande si j’ai froid. Elle n’attend pas la réponse et me pose sur les jambes un tuyau d’aspirateur qui rejette de l’air chaud. Puis on me met un masque sur le nez et la bouche. On scotche le tout et on me demande de respirer à fond et que je vais m’endormir. Mes yeux ont envie de se fermer mais j’essaie de lutter (je voudrais pas qu’ils commencent à me charcuter alors que je ne suis pas vraiment endormie !) Je lutte, je lutte, je n’y arrive plus et PAF ! Je dors.

……

Je lève un œil puis le deuxième. J’ai du mal à respirer. J’ai toujours froid. Je vois flou. J’entends une conversation qui me semble intéressante sur le coup mais dont je ne me souviens plus aujourd’hui. On m’enlève le tube de la bouche et je tousse fort. On me remet de force sur le dos, quelqu’un me rassure et me dit que tout s’est bien passé. La première chose que je regarde c’est mon ventre pour voir s’il ne m’a pas loupé l’autre zozo ! Ca a l’air d’aller de ce côté là. J’ai 4 pansements. Puis je ne sais pas pourquoi, je veux voir l’heure. Je veux savoir combien de temps je suis restée endormie. Je cherche une pendule : 14h30. J’essaie de fixer mon regard sur quelque chose pour retrouver une véritable vision. Ca a l’air de revenir. A gauche, j’entends une dame gémir très fort. Ca me stresse. Je me demande ce que je fous là, comment on en est arrivé là, pourquoi on doit subir tout ça. Je me mets à pleurer. Une infirmière me demande ce qui ne va pas, me demande si c’est les nerfs qui tombent. Je réponds oui et elle me donne des mouchoirs.

15h on me ramène dans ma chambre. Flonflon n’est pas là. Quelques minutes plus tard, le voilà qui revient tout désolé d’avoir « raté » mon entrée (il attendait depuis 1h et s’est juste absenté chercher un café quand on m’a ramenée !). On papote. Je dors.

16h on m’apporte l’ « ambu-lunch », la collation spéciale ambulatoire, constituée de 2 muffins, un thé, une compote et une brique de jus d’orange.  Ca nous fait rire avec Flonflon… On se demande où ils vont chercher ces noms… Je me lève pour aller aux toilettes. Ca tourne. Je me recouche. Je me rendors.

17h, Dr Zarbe fait son entrée avec un « ha bah on ne vous entend plus là ! » (hihihahahoho) Il me dit que tout s’est bien passé. Qu’en plus il a trouvé un kyste sur une de mes trompes et qu’il en a profité pour l’enlever car il pourrait porter à confusion pour les futures stim’.

17h15 : les infirmières viennent changer mes pansements et me donner mes papiers de sortie.

17h30 : Flonflon m’aide à m’habiller, ça tourne toujours. On descend à l’accueil. J’ai chaud. On sort sur le parking. Je m’assois par terre sur le bitume le temps que Flonflon aille chercher la voiture. Je monte. Je crève de chaud. On commence à rouler. Je vois des étoiles, j’ai du mal à respirer, je me sens partir. Je demande à Flonflon de me ramener à la clinique. Il fait demi-tour, ouvre les fenêtres et m’ordonne de manger les bonbons qu’il a acheté. Je m’exécute, l’air me fait du bien, je reprends ma respiration. Je dis à Flonflon que ça va mieux et qu’on peut rentrer. J’écoute Flonflon pester contre la clinique :

« Non mais c’est pas normal de te laisser sortir 3h après t’être réveillée. Et puis leur « ambu lunch » de merde, c’est pas assez quand tu es à jeun depuis la veille. Il faut des sucres lents et pas des gâteaux bourrés de sucres rapides, etc. »

18h : on est rentrés. Je profite de mon « home sweet home » et de ma carte princesse ! Depuis mon retour, j’ai le droit au feu de cheminée, les croissants en me levant, le plateau-télé, choisir le film, ne pas ranger le lave-vaisselle et bien d’autres avantages de princesse !

La première nuit je dors très peu. Le gaz injecté pendant l’opération me gêne. Je le sens entre mes côtes, c’est très désagréable. Et j’ai comme des pointes de côté dans les épaules. Le ventre me tire pas mal.

Voilà donc la suite de mon odyssée PMesque ! Je suis très contente que ça soit passé après un mois et demi à stresser à cause de cela. 2 jours après,  je vais bien mieux. J’ai fait une vraie nuit de sommeil et ça change tout ! Le ventre me fait beaucoup moins mal, je marche normalement. Il y a juste le gaz qui est toujours gênant. Dorénavant, je pense à l’avenir. J’espère de tout cœur être dans les 50% de réussite. J’y crois tellement fort que j’ai même repris l’acide folique arrêté depuis ma dernière IAC en septembre.

50% de chance d’être plus réceptive aux traitements avec des doses moins élevées.

50% de chance d’avoir des follicules de meilleure qualité.

50% de chance d’avoir des cycles plus réguliers et plus courts.

50% de chance de récupérer une ovulation naturelle.

Prochain rdv post-op’ avec le Dr Zarbe prévu le 11 février. Lors de cette consultation il me prescrira le traitement pour mon prochain cycle. Je suis fin prête à revenir dans la danse de la PMA, à recommencer les piquouzes et tout le tralala !

Attention, PMA, me revoilà !

 

Drilling : J -4

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Dire que dans 4 jours je passe sur le billard ! J’ai hâte d’y être pour  être débarrassée mais en même temps, je flippe ma race !

Petite récap’ des événements de ces derniers jours :

Lundi, rendez vous chez le généraliste. Il y a un mois j’ai eu un gros rhume qui s’est transformé en toux et que je traîne depuis. Comme je sais qu’on n’opère pas s’il y a virus ou autre, j’ai pris les devants. Je ne vais jamais chez le généraliste sauf pour ma visite médicale annuelle et lorsque je suis à l’article de la mort avec 40 de fièvre. Sinon, je combats les maux du quotidien comme je peux. Bref, j’ai bien fait d’y aller car j’ai les bronches inflammées. Je suis donc sous antibiotiques jusqu’à vendredi. J’en ai profité pour lui demandé un petit coup de pouce pour dormir. Autant la journée, je n’y pense pas. Autant, dès que je m’allonge le soir, je cogite à fond et bien évidemment, ça m’empêche de dormir. Il m’a donc prescrit un sédatif léger, qui ma foi, ne marche pas trop mal.

Mardi, rendez vous chez l’anesthésiste. Déjà j’arrive en retard (la faute à la circulation aux soldes….) … »désolée j’ai fini un peu tard du travail » Bouh ! Je sais, le mensonge c’est mal. Il est sympa, on papote course à pied, du climat ensoleillé dégueulasse et de la douceur de vivre en Normandie pour élever ses enfants son chat. Il ne m’ausculte pas du tout (j’ai l’impression que ce n’est plus trop à la mode d’ausculter ses patients de nos jours….). Ha si pardon, il me demande de tirer la langue (je précise qu’il est devant son ordinateur et moi de l’autre côté de son grand bureau. Autant dire qu’il ne voit rien du tout). Bref, il ne m’ausculte pas, on est d’accord ?! Il me dit que si dimanche j’ai toujours les bronches en vrac, je dois appeler pour annuler l’opération car sinon je risque…..(je vous épargne les trucs morbides qu’il m’a sorti). Il m’explique rapidos comment on va m’endormir, que l’opération ne dure pas plus de 30 minutes et que 2 heures après l’opération, si tout va bien, on me renvoie chez moi. Merci Monsieur, ce fut un plaisir.

Je file de l’autre côté du couloir, au labo,  pour me faire piquer les deux bras.

« Bonjour madame, c’est pour une FIV ?

– Non, un drilling ovarien

– Ha….connais pas »

Tiens ? Fallait pas me dire ça, ma belle…. Et hop, me voilà transformée en prof d’SVT.

Dernier arrêt : la pré-admission. On remplit les papelards. « Merci de rappeler vendredi pour connaître l’heure de votre admission lundi. Ha et n’oubliez pas : douche à la Bétadine la veille et le matin même. » Okay ! Enregistré !

Mercredi (ce matin donc), rendez-vous dans mes chiottes (couleur taupe, La Chouette, si ça t’intéresse) pour un test d’ovulation. Pourquoi me direz vous ? Bin, figure-toi que depuis que j’ai arrêté les traitements en septembre je suis hyper à l’écoute de mon corps (merci Ovitrelle de m’avoir fait découvrir ce qu’est une ovulation !). En octobre, j’ai même réussi à repérer une ovulation rien qu’en scrutant ma culotte ! J’étais pas peu fière ! Depuis rien aucun signe d’ovulation.  Lundi, pourtant, je pressens que ça peut arriver. Toute contente, je dégaine un test d’ovulation qui coûte les yeux de la tête mais rien. Ce matin, encore une fois, une belle glaire s’offre à moi (je suis à J20). Allez, tant pis pour la thune, je redégaine un test. Et là, un petit smiley qui signifie « fertilité maximum » apparaît. Vous pouvez pas imaginer à quel point je suis fière d’ovuler toute seule ! Bon, je vous rassure, je ne suis pas nouille. Après un an de stim’ simples et 3 IAC négatives avec du sperme de compèt’, je sais bien que cette ovulation ne dois pas être top qualité. Mais bon, on va assurer le coup quand même. Sur un malentendu…

Mais alors je me pose quelques questions. Imagine que la fécondation se fasse (toujours sur un malentendu, hein). Le drilling de lundi pourrait-il tout faire foirer ? Crois-tu que je doive en parler lundi au chirurgien ? Après, ce sont des trous dans les ovaires qu’il va faire et si embryon il y a, il sera dans les trompes… Beaucoup de questions pour pas grand chose mais je suis comme ça. J’adore me faire des nœuds au cerveau.

Pour finir, ce matin je papote avec mon ATSEM qui bosse avec moi. Je lui explique pourquoi je serai absente la semaine prochaine. On enchaîne sur mon parcours PMesque. Et là, j’ai le droit à la magnifique histoire de la voisine de sa copine qui est tombée enceinte à 40 balais après des années d’essais, pile après avoir….adopté. Bon je ne lui en veux pas, elle voulait juste me rassurer. J’ai juste remis gentiment les points sur les « i » concernant les statistiques. A bon entendeur !